Il est un vent mauvais
Qui souffle sur ma terre
Tout cousu de passé
Tout chargé de mystère
C’est l’Autan !
Il souffle jour et nuit
Et peut souffler huit jours
Tu l’aimes si t’es d’ici
Tu le hais tour à tour
C’est l’Autan !
Il parle doucement
Et soudain, il bourrasque
Il te flatte l’oreille
Et arrache ton masque
Il est étrange ce vent
C’est l’Autan ! (bis)
L’Autan
Il soulève les blouses     
Essouffle les passants    
Ce qui rosit Toulouse    
Déniaise Montauban
C’est l’Autan !    
Derrière lui l’orage
Nous semble bien plus doux
Il rend plus fou les sages
Encore plus fous les fous
C’est l’Autan !
Il parcourt le pays
De sa chronique fièvre
Et te laisse en passant
Un goût sec sur les lèvres
Il inquiète ce vent
C’est l’Autan ! (bis)
Et toi, l’homme du nord
Va voir dans les Corbières
Va voir ces châteaux forts
Et ce chant sur la pierre
C’est l’Autan !
Sais-tu bien ces châteaux
Que tes pères m’avaient pris
Sais-tu bien aujourd’hui
Qui habite là-haut ?
C’est l’Autan !
S’ils en sont repartis
Pour n’y plus remonter
C’est, bien sûr, que là-haut
Ne pouvaient respirer
Cet air beaucoup trop grand
C’est l’Autan ! (bis)
Il est un vent mauvais
Qui souffle sur ma tête
Tout cousu de fierté
Tout chargé de ma quête
C’est l’Autan ! (ter).